KIMONO

KIMONO

RAIDEUR,  MAINTIEN, CONTRAINTE.

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Le kimono a la même forme qu’on soit un homme, une femme, grand ou petit, peu importe votre silhouette. C’est le corps qui s’adapte au vêtement, tandis qu’en Occident on crée le vêtement sur le corps.

Mais ce vêtement était aussi synonyme de contrainte, la ceinture -le « obi »- est comparable à un corset, « structurant totalement le corps et la démarche »: l’abandon du kimono a coïncidé avec le moment où les femmes ont commencé à travailler.

Porté à l’origine comme un sous-vêtement avant d’être adopté par les samouraïs et les courtisans et devenir le vêtement usuel de toutes les classes de la population, le kimono appelé « kosode » au XIXème siècle, est le vêtement par excellence des Japonais.

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Il faudra attendre le milieu du XIXème siècle pour le voir porter en France par les élégantes 

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en tant que vêtement d’intérieur à une époque où le goût pour le « Japonisme » se retrouve chez les créateurs de mode comme Paul Poiret (1879-1944) ou encore Madeleine Vionnet (1876 – 1975), dont les créations vaporeuses aux manches fluides reprennent les conceptions amples des kimonos

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L’assemblage du kimono

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Un kimono est généralement pourvu de cinq pièces rectangulaires dont la largeur est de 35 cm.

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Le kimono a pour particularité de ne jamais être recoupé, une fois ces pièces obtenues.

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Le premier rectangle consiste à réaliser la partie gauche, avant et arrière du kimono, tandis que le second servira pour la partie droite.

Les troisième et quatrième rectangles formeront les manches, dont la longueur peut atteindre 1m20 pour les femmes.

Le cinquième rectangle, approximativement aussi long que le premier, sera divisé en deux sur la longueur.

DSC_3492DSC_3491La première pièce formera le col tandis que la seconde, encore divisée en deux, servira à réaliser l’okumi, une partie supplémentaire que l’on retrouve à l’avant du kimono, sous le col.

c’est toujours le pan gauche du kimono qui se ferme sur le droit.

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Le Kimono, symbole de la culture nippone

 Le kimono est le vêtement traditionnel japonais par excellence !

Il signifie littéralement « chose portée sur soi ».

Il fait partie intégrante de la culture japonaise depuis des milliers d’années et représente un patrimoine reconnu aux yeux du monde entier.

Autrefois le terme kimono désignait tous les types de vêtements japonais.

Le premier kimono a tout d’abord été influencé par les Han, mais c’est surtout au cours du VIIème siècle, sous la puissance de la Chine, que le kimono devient populaire.

Le kimono n’a pas toujours été la robe traditionnelle comme il l’est aujourd’hui mais descend d’un sous-vêtement appelé kosode. kosode

Autrefois, le port du kimono permettait d’identifier de quelle classe sociale appartenait la personne qui le portait.

DSC_3490En effet, enfilé par tous, il existait des codes vestimentaires du kimono.Les couleurs indiquaient la classe sociale ou le statut marital. Le vêtement représentait à lui-même toute une symbolique et comportait des messages sociaux.

Rectiligne, long jusqu’aux pieds, avec de manches très longues pouvant atteindre le sol, le kimono se porte de manière croisée sur la poitrine avec toujours le côté gauche sur le côté droit.

Ce qui n’est pas à confondre avec le côté droit sur le côté gauche qui est réservé aux morts.

Au kimono, nous pouvons ajouter plusieurs accessoires qui peuvent montrer toute la sophistication de la tenue.

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Les sandales ou Zori sont portés aussi bien par les femmes et les hommes que les enfants.

Plus traditionnelles, les sandales Geta sont faites de bois et sont plus souvent portées en été avec des yukata. Elles sont accompagnées des chaussettes Tabi, montante jusqu’aux chevilles et laissant un espace entre le gros orteil est les autres facilitant le port des sandales.800px-traditional_japanese_footwear

LA MAISON MATSUZAKAYA ET SES KIMONO 

Depuis quatre siècles, on n’y produit qu’un seul modèle de vêtement, toujours avec le même métrage de tissu et le même patron, kimono ou kosode suivant la taille des manches.

Ancêtre du kimono moderne, caractérisé par d’étroites ouvertures pour les mains à l’extrémité des manches.

KOSODE

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L’intangibilité des traditions au Japon est telle que nous ne pouvons la concevoir clairement.

Il n’y a peut-être qu’en Grande-Bretagne que l’on pourrait trouver quelque chose d’approchant, le kilt. Mais ici encore la différence est nette : chaque modèle de tartan est celui d’une famille, comme un blason, alors que la maison Matsuzakaya a créé des milliers de décors différents correspondant à la classe sociale, au statut de celle qui portait le kimono et à ce qu’elle désirait faire connaitre de son univers.DSC_3488

Fondée en 1611, elle joue un rôle fondamental dans la production et la diffusion du kimono et plus particulièrement auprès de la noblesse militaire, l’aristocratie impériale ou encore la bourgeoisie marchande.

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