LE GRAND RETOURNEMENT,

LE GRAND RETOURNEMENT

La généalogie d’Adam aujourd’hui

 

Annick de SOUZENELLE, Le Relié, 2020

 

Que les femmes se souviennent : tout fœtus dans leur ventre ne s’est-il pas retourné comme une crêpe, au début du septième mois de gestation ? Sur le plan anatomo-physiologique, sa constitution était achevée. Alors, pourquoi n’était-ce pas l’heure de la naissance ?

Tout se passe comme si, avant de naître, un supplément d’information devait être donné à cet enfant, non plus en venant de ces racines terre-animale, mais de celles qui le relient à sa qualité d’être « à l’image de Dieu ».

Comme si, à partir du septième mois de gestation, lui était redonné mémoire de son ontologie !

Nous sommes d’origine divine et les cheveux de notre tête en sont symboliquement les racines visibles à nos yeux.

Tel l’Arbre, l’Homme a bien les pieds sur terre, mais il respire et s’illumine du monde divin.

Adam ! Ce nom du premier patriarche, est donné au 6ème jour de la Genèse, au dernier animal rampant sur la terre : Remesh, que Dieu a créé et à qui Il propose un honneur incroyable.

Créé animal, parmi ceux qui peuplent les « Eaux-d’en-bas », au cinquième jour de la Genèse, il est revêtu du nom d’’Adam au sixième jour.

Ce nom d’’Adam préside la vie du premier-né de la race humaine, toute l’espèce humaine en hérite.

Créé le sixième jour, en qualité d’image de Dieu, et mâle et femelle.

Différencié de Dieu, il est fait « autre côté » de Dieu, soit donc le féminin de Dieu.

L’’Adam est alors initié aux lois divines qui président sa vie, elle qui, en image, implique sa propre différenciation avec son « autre côté », son propre féminin appelé ‘Ishah (aujourd’hui notre inconscient) ; et celle-ci est lourde du monde animal créé le cinquième jour de la Genèse, d’où l’’Adam a été extrait.

Les noces de l’’Adam avec son ‘Ishah conditionnent alors celles qu’il est appelé à vivre avec son Dieu.

Epouser ‘Ishah signifie pénétrer les profondeurs de son être et saisir une à une, après les voir nommées, les énergies animales qui l’habitent et y exprimer leur violence. Intégrées, chacune de ces énergies donnera son information.

Reconnaître et nommer ces puissances qui construisent la première identité de l’’Adam, son ego animal, implique une épreuve de rude discernement, d’humilité et de détachement.

Ishah vit cette épreuve seule.

Adam, totalement inconscient, laisse son féminin aux prises avec les trois fauves que sont, dans leur côté ténébreux :  la jouissance, la possession et la puissance, tous trois éveillés à l’appât du fruit de l’Arbre de la Connaissance.

L’inconsciente ‘Ishah prend le fruit et le donne à l’‘Adam, inattentif, qui le mange.

« Dans le jour où vous mangerez, vous muterez » ( Genèse)

L’’Adam mute, en régression ; il retourne à l’état d’indifférenciation avec son ‘Ishah, confondu avec ses animaux de l’âme, polarisés sur les racines terrestres.

Confondu avec son Ishah intérieure, il n’a plus de communication avec elle, et se laisse dévorer par le monde animal qu’il habite, au lieu d’en intégrer l’énergie et d’en recevoir l’information.

Son féminin intérieur oublié, il se polarise sur sa femme extérieure : Eve, Hawah, « donne la vie » (Hébreu), mais une vie animale.

Car celle qui donnerait la vie divine serait Hayah, que l’’Adam ne peut conquérir qu’en conquérant son ontologie.

L’’Adam est traduit aujourd’hui par le mot Homme.

Eve met au monde deux fils : QAYIN ( qui deviendra laboureur) et HABEL (berger).

▶Ces deux frères ouvrent le deuxième mois de gestation cosmique du grand ‘Adam : 8400 ans avant notre ère.

 

La femme de Qayin enfante de Hanok. Qayin construit un fils et une ville au nom de Hanok.

Hanok ouvre le troisième mois de gestation cosmique : 6300 ans avant notre ère.

Irad, quatrième patriarche de la lignée adamique, né 4200 ans avant notre ère. Il ouvre le quatrième mois de gestation cosmique de l’humanité.

Mehouya’el, ouvre la cinquième génération adamique, le cinquième mois gestationnel cosmique, 2100 ans avant notre ère. Il vit donc la dernière étape matricielle avant l’an zéro.

Metousha’el, sixième patriarche de la généalogie d’’Adam, ouvre le sixième mois de gestation cosmique en l’an zéro, soit 2100 ans avant la septième génération qui se profile aujourd’hui où j’écris ces pages.

Il est celui qui

« demande » (Sha’ol) une mutation (Met).

Cette étape de vie qu’ouvre Metousha’el vient tout bousculer : l’Homme encore proche de l’animal, s’était distingué de lui par la verticalisation de son corps et l’acquisition du langage, puis celle de l’écriture. Des villes se sont construites, des civilisations se sont succédées les unes aux autres.

Dieu se fait Homme dans la plus grande discrétion, « pour que l’Homme devienne Dieu », avec une impérieuse exigence de mutation.

Marie reçoit la visite de l’ange au sixième mois de l’année.

Au sixième mois de la gestation, l’enfant est viable. Il nous est logiquement possible de penser qu’en ces trois derniers mois de gestation, les racines divines vont parler pour achever ce premier édifice, élaboré par les racines-terre-animales.

 

Lemek (Va vers toi) existe 2100 ans après Jésus-Christ, il ouvre le septième mois de gestation de l’’Adam.

Le retournement est là. Lemek prend deux femmes.

Au septième mois de gestation de tout fœtus dans une matrice féminine, l’enfant se retourne.

Au septième mois de vie de l’’Adam, le fœtus adamique se retourne. Mutation. Il sort des « Eaux d’en Bas », et émerge dans un espace intermédiaire, entre les deux matrices (d’eau et de feu) espace difficile à traverser.

C’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit.

Lemek prend deux femmes : Adah et Tsillah

Adah semble être la Adamah de Lemek, son féminin matriciel qui matricie la juste connaissance

Adah enfante deux fils : Yabal et Youbal, ces deux frères ressuscitent Habel.

Tsillah, sœur d’Adah, est l’épouse Ishah de Lemek. Elle enfante Toubal-Qayin, forgeron, et une fille Na’amah, la beauté.

 

les trois derniers mois de la gestation adamique :

En ce retournement l’épreuve du désert est incontournable. Etape d’apprentissage, saut dans un vide quantique, rupture par rapport au passé, totalement désécurisante.

Neuf patriarches, trois triades…pour les trois derniers mois de la gestation adamique…ou pour une toute nouvelle gestation complète ?

 

Lemek clôt cette triade du neuvième mois, reprenant le nom du patriarche du septième mois de gestation, qui s’est tourné vers le féminin de son être et a commencé de parcourir le juste chemin de l’Homme.

 

Lemek engendre un Fils, Noé.

Et Noé, âgé de 500 ans, engendre Shem (les Sémites), Ham (les Chamites) et Yaphet (les Européens).

Le patriarche sort l’arche, avec sa femme, et chacun de ses trois fils avec leur femme.

 

Lorsque j’écris ces lignes, l’humanité fait feu de toutes ses idoles, en même temps qu’elle hurle sa peur et que les institutions religieuses ont perdu la clé de la connaissance conduisant à la deuxième naissance.

Le chaos est à son comble.

Il n’y a pas de mots pour finaliser cette analyse, qui à partir du septième mois de gestation de l’’Adam, appartient au temps historique que nous connaissons, mais certainement aussi lui échappe.

Nous entrons dans le temps d’une profonde mutation. Le monde divin nous arrête et demande d’être écouté.

 

Méditation sur le coronavirus :

KETER est la couronne en hébreux.

 

Elle est la SEPHIRA ( Chaque Sephira est l’émanation d’une énergie du Dieu Créateur. Ces puissances divines manifestent dans la création du monde fini le Pouvoir Suprême du En Sof, l’Infini. Les traités de Kabbale présentent souvent les Sephiroth sous la forme d’un Arbre de Vie. )

 

 

La SEPHIRA qui glorifie le Corps divin, au sommet du premier triangle de l’Arbre des Séphirots à l’image duquel est le corps humain, mais la racine QEREN qu’exprime le mot « corona » est en hébreu la « corne » animale.

La couronne, dont il s’agit ici, évoque donc beaucoup plus celle dont l’Homme animal que nous sommes encore se ceint lui-même.

Il couronne son intelligence démiurge, ses constructions quaïnique, son impertinence à faire fi des lois ontologiques qui structurent le monde, mais qui enfreintes, le détruisent.

 

Nous ne pouvons plus fuir, mais nous retourner vers la Source.

Nous devons mettre sur nos épaules une nouvelle tête douée d’une logique ternaire capable de dépasser toutes les contradictions génératrices de mort dans le binaire, pour nous élever jusqu’à la Source du Réel qui est Trois et Un.

 

La logique binaire qui préside encore à la vie collective, esclave de sa qualité animale, où l’adversaire est ressenti comme l’ennemi à abattre.

La logique ternairel’adversaire est regardé comme une force étrangère jusqu’ici, mais qui se propose comme élément d’intégration .

 

Cela exige la VERTICALISATION de l’être et l’adoption d’un NOUVEAU PARADIGME

la généalogie d’ ‘ADAM aujourd’hui

Annick de SOUZENELLE, le Relié, 2020

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