Namo Valokiteshvaraya

Mantra bouddhiste du Village des Pruniers

Transmis par le moine Thich Nhat Hanh

 

Nous évoquons ton nom, AVALOKITESHVARA, car tu sais écouter, comprendre et soulager la souffrance du monde.

Nous invoquons ton nom afin de pratiquer l’écoute et la compassion avec tout notre coeur. Bouddha de la compassion.

Compassion : écouter = regarder = reconnaître = comprendre.

 

Chanter 3 fois :

  1. On écoute sa propre souffrance.
  2. On écoute la souffrance des personnes autour de soi.
  3. On écoute la souffrance du monde.

 

À chaque fois, chanter le nom trois fois. 

  • Durant le premier temps de chant, les monastiques essayent de revenir en eux et écoutent et touchent la souffrance à l’intérieur d’eux.

Et durant le temps du chant, Namo Valokiteshvaraya, ils font seulement cela.

  • Et quand ils chantent le nom d’Avalokita pour la deuxième fois, ils focalisent leur attention sur la souffrance des autres personnes, les personnes en face d’elles, les personnes autour d’elles, que ces personnes soient dans la salle ou pas dans la salle, ils rentrent en contact avec la souffrance à l’intérieur de cette personne, et ils commencent à voir la souffrance à l’intérieur d’elle, et écoutant avec compassion la souffrance dans cette personne, le procès de guérison, de transformation, commence avec cette sorte d’écoute à la souffrance intérieure et extérieure.

 

  • Et quand ils chantent le nom d’Avalokita pour la troisième fois, ils focalisent leur attention sur le monde. Il y a beaucoup de souffrance dans le monde, il y a beaucoup de points douloureux : la guerre, la séparation, la violence, la discrimination, la tuerie, la destruction de l’éco-système.

Donc durant le troisième temps du chant, ils entrent en contact avec cela, ils écoutent cette souffrance, et quand nous écoutons le chant, nous joignons la pratique.

Nous ne sommes pas des observateurs, nous sommes des participants.

 

Avalokiteshvara est le plus populaire des Bodhisattvas,

les « promis à l’éveil » du bouddhisme mahayana ( « Grand Véhicule »).

 

À la hauteur de sa mission, il incarne la grâce et la compassion, une image classique d’un bodhisattva. 

Après avoir travaillé assidûment à cette tâche pendant très longtemps, il a regardé dehors et s’est rendu compte du nombre immense d’êtres misérables qui n’avaient pas encore été sauvés. 

Il devint découragé et sa tête se fendit en mille morceaux.

 Le Bouddha Amitabha a rassemblé les pièces en un corps avec mille bras, un œil sur chaque paume pour voir la souffrance dans le monde et onze têtes, dont le sommet est Amitabha, permettant à Avalokiteshvara d’aider la myriade d’êtres sensibles tous  en même temps.

 

 

 

Au creux de chaque main se trouvait un oeil, et

  •  « De ses yeux émanèrent le soleil et la lune ;
  • de son front, Mahesvara  (est le dirigeant des trois royaumes du samsara dans la mythologie bouddhiste.)
  • de ses épaules, Brahma (dieu créateur-démiurge de l’hindouisme) et d’autres dieux,
  • de son coeur, Narayanan (dieu du panthéon de l’hindouisme) ;
  •  de ses cuisses, Sarasvatî (est la shakti, l’énergie, l’épouse de Brahma.);
  • de sa bouche, les vents,
  • de ses pieds, la terre
  • et de son ventre Varna.(« couleur » en sanskrit).

              

La traduction littérale du terme Avalokiteshvara donne lieu à diverses interprétations :

  • d’un côté, le « Seigneur qui regarde vers le bas » (vers les misères du monde), si l’on considère que la dernière partie du mot, îshvara, signifie « Seigneur »,

 

  • et d’un autre côté, « celui qui entend les supplications du monde » ou encore « la voix et la lumière du monde », si l’on isole le terme svara, « son, voix », à la fin du nom.

 

Le « Seigneur de l’infinie compassion »

est le bodhisattva du temps présent.

 

Il est considéré comme une émanation du grand bouddha Amitabha. Bien qu’il réside dans le paradis d’Amitabha, il évolue dans notre monde pour le salut des hommes et des animaux.

Avalokiteshvara incarne l’une des deux principales qualités du bouddha, la Compassion (Karunâ), d’où le surnom de Mahâkarunâ, (Infinie Compassion), qu’on lui attribue souvent.

L’autre qualité essentielle de l’état de bouddha est la sagesse (Prajnâ), incarnée par le bodhisattva Mafijushri.

Avalokiteshvara apparaît comme l’un des assistants du bouddha Amitâbha (école de la Terre pure) dont il représente la force agissante puisqu’il est bodhisattva .( désigne des êtres (sattva), humains ou divins, qui ont atteint l’état d’éveil (bodhi).

Leur objectif est d’aider d’abord les autres êtres sensibles à s’éveiller, retardant sa propre libération  (bouddhéité ) jusqu’à ce qu’il ait aidé chaque être sur terre à atteindre le nirvana. (libéré du samsara =  cycle de renaissance et de souffrance dans lequel sont pris les êtres non éveillés.) par compassion.

 

Selon la doctrine Mahayana, Avalokiteshvara a fait un grand vœu d’écouter les prières de tous les êtres sensibles dans les moments de difficulté et de reporter son propre éveil.

 

Son Infinie Compassion se manifeste par un pouvoir miraculeux qui lui permet de secourir ceux qui l’invoquent dans le danger.

La croyance populaire lui accorde en outre un rôle de protecteur contre les catastrophes naturelles et de garant de la fécondité.

Avalokiteshvara vient en aide à ceux qui l’invoquent. Il se rend en enfer pour apporter des boissons fraîches à ceux qui endurent la chaleur des damnés, et il prêche la loi bouddhiste aux êtres incarnés en insectes et en vers.

On dit qu’il protège les hommes des catastrophes naturelles et qu’il bénit les enfants. C’est lui qui aurait converti les ogresses du Sri Lanka et qui aurait reçu pour mission de convertir le Tibet au bouddhisme.

Avalokiteshvara a un grand nombre de manifestations sous différentes formes (y compris les déesses de sagesse (vidyaas) qui lui sont directement associées dans les images et les textes).


Il est considéré comme le protecteur du Tibet où le roi Songtsen Gampo et les dalaï-lamas sont vus comme ses émanations.
Au Tibet, il est la divinité la plus populaire; il porte le nom de Cherensig.

 

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