PROFONDEUR DU SOIN SHIATSU

  « La profondeur du Shiatsu,

remplir les creux, vider les bosses. »

 

 

Le corps est un pays, un paysage, on ne circule pas pareil en fonction du lieu où l’on est.

Le niveau de profondeur avec lequel on pique avec l’aiguille est identique pour le shiatsu.

A certains endroits, il faut aller bien profond pour capter l’énergie, mordre le qi, l’attraper.

Le but est la présence, elle apporte le soin, l’être profond est bienveillant.

 

De o à 10 indique les profondeurs, poser la main, contact niveau 5/10, la main abandonnée à son propre poids, au sacrum, 6/10.

 

Au Japon ça commence à 10,  la vie des peuples dépend des niveaux d’énergie,des  niveaux de profondeur. La capacité émotionnelle des japonais est très « en dedans », la peau est spongieuse, peu musclée.

En Europe le corps émotionnel est en surface.

QI Do Ma = intensité, moment propice, la bonne distance.

 

« Donne un cheval à celui qui dit la vérité, il en aura besoin pour s’enfuir »

 proverbe afghan.

 

Faire un effort pour ne pas faire d’effort, comme au Qi Gong, calme, brider mon énergie, de corps à corps, de ventre à ventre, la prise de contact en début de séance peut être la clef qui va ouvrir ou pas, si on rate l’entrée, le receveur ne donnera pas, n’ouvrira pas son intérieur, comme une prière :  » je t’en prie, veux-tu bien t’ouvrir ? » 

 

Prise de contact, on se pose, l’énergie revient, l’étoile au cœur, contact avec la terre, l’énergie revient, puissant dans la présence, donner et recevoir en même temps, quand on touche on est touché, donner/recevoir.

 

Premier passage, pas d’intention, neutre, pression  5-6/10.

Deuxième passage, 6-7/10, je mets une intention, désir de pénétrer avec bienveillance. Toute la colonne est posée sur le sacrum, on peut y aller,

Dernier passage, 8-9/10, , tout lâcher, maintenir, s’il n’y a pas de plainte, j’ai le devoir d’y aller, aller au plus profond avec l’accord de l’autre.

 

Au Japon, on ne demande pas l’accord, s’il y a des dégâts, on voit après, fatalité.

Plus la personne est dans des émotions, il faut rassembler, plus la maladie est grave, plus il faut aller profond.

Quand mes pouces sont posés, têtes de méta, j’équilibre, gauche/droite, ils ne bougent plus, mon ventre en action (hara), c’est sanglé, calé, je descends, lâcher épaules et dos, le poids de mon corps tombe dans la verticalité, le corps est armé, à l’intérieur de l’armature, je fonds, à travers son corps, je cherche et traverse la terre.

 L’énergie suit l’intension, on touche le dos et on ouvre les organes devant, les intestins…le corps est un amas vibratoire, état vibratoire, état original, quand on touche ce corps là, on va au-delà de la mort, on peut réveiller des mémoires anciennes, il n’y a pas de présent-passé-futur, dans le monde vibratoire, ces notions n’existent pas.

Dans le mouvement, il y a de l’immobilité, dans l’immobilité, il y a du mouvement.

« L’immobile se disperse et le mouvant demeure »

Hymne Shivaïque

La méditation est comme le sommeil profond, on cherche des états de sommeil profond, dans l’éveil, on se sait plus qui est là, plus de conscience pour savoir ce qui se passe.

Je pourrais m’arrêter…mais je ne m’arrête pas…

 

2ème chaîne, pression 6/7, comme dans le Yin des jambes, je touche, je m’en vais, faire circuler, bien ouvrir le méridien, dans la profondeur, la musique vient, quand on est compris on s’abandonne, comme dans la communication non violente, besoin reconnu, pas besoin d’être assouvi.

Œuvrer puissamment, le carré des lombes, je pose , pression6-7 et aller vers 9-10, avec l’accord du corps, dégager, le socle des vertèbres, 5 vertèbres soudées, dégager, faire respirer, après 45 ans, les disques s’amenuisent, c’est inhérent à la position debout.

« Je marche pour savoir où je vais »

Goethe

Plus calme avec les bandes fessières, puissance et rythme, les muscles sont puissants, cela soulage grandement le dos, les lombes, la main ne quitte pas le corps, planter, relâcher, donne la pulsion pour aller à l’autre point.

La cuisse est profonde, le mollet est superficiel, le corps humain est parel à un réseau hydraulique, 36V (axe de la deuxième chaine Vessie, grand point du dos qui équilibre dos/bassin) sous les ischions,  très profond, les 5 points profonds, même le 5ème, regarder le receveur, s’il est ok, on y va.

Autour du genou = 5, éliminer les stases du genou, lac du genou, tourner autour pour que ça circule, petit chakra, vortex mineur, à faire circuler, 8 points, la main ne quitte pas le contact, le poignet bouge, col de cygne, massage effleurage.

Jambe, mollet l’énergie est en surface, puissance5/6, partie tendineuse, toujours plus fort sur le tendon, puissance7/8 sur les 5 points.

Très fort/calme/moyen fort/moins fort qu’au début, 4 forces, ambiances différentes sur la jambe.

Intention pour ne pas durcir ma position, j’envoie qq chose loin pour que ça passe. Ces variations de profondeur donnent l’impression d’uniformité, alors que je n’ai pas fait la même force. La main ne va pas plus vite que l’intention, être dans tous les points.

Faire du shiatsu pour se sentir vivant.

Remettre de la vie dans le corps de l’autre. La santé du corps n’est pas dans la musculature, mais dans la tension juste, les muscles les plus importants dans le corps sont ceux qu’on ne voit pas, muscles profonds.

Plante du pied = toute la profondeur, si le pied est fermé, ce n’est pas votre faute si ça fait mal,

3 bandes = externe centrale interne, comme de cailloux qui ricochent.

 

Pression comme 1ère chaine V

 

VB : pression 5, les 8 points, tranquille, après le genou, pression 6/7, les 8 prochains points. Pour que l’énergie soit bien amenée, parties fragiles respectées, énergie en surface, pas d’excitation nécessaire, sur os, pas de muscle, donc je peux aller fort, poser la main, être seulement dans ma main, le poids du corps mais pas de raideur dans la main, aucune force, la main est un appui + l’énergie du corps, ne pas serrer.

E : pression 6, plus fort que VB, aucune retenue, faire descendre le Qi jusque dans les pieds, dégage la tête, la poitrine, méridien d’ouverture.

 

Yin des jambes, plus fort à la cuisse. Le rythme est plus important que la profondeur pour les yin des jambes, 1-2-3, je rebondis sur le temps 2, poser la main, couple de force, une certaine profondeur, poids du corps relâché. Qualité de présence, je ne quitte pas le corps.

 

Le praticien sait bien respirer il amène le patient dans sa respiration, il ne suit pas la respiration du patient.  La main épouse le relief, comme si qq’un me pousse dans le dos, comme une vague.

 

Yin de la main, car finissent à la main, alors que les Yin du pied commencent au pied.

 

Les Yang de la main, commencent à la main, Yang du pied finissent au pied.

 

MC = je peux me lâcher, ouvrir à 90° tenir avec la main interne, main externe travaille, recherche de profondeur 7/8, dégage la poitrine, ouvre l’espace du C, tous les blocages de la poitrine se libèrent aux mains. Sortir toute l’énergie du MC, pas dans le pli du coude, un peu avant.

 

 

Le dos se libère au ventre

La poitrine se libère aux mains

La tête se libère aux pieds

 

Paume de la main avec grande intensité, comme la plante des pieds, même pression.

Le corps, comme une maison a des entrées, des fenêtres, des cheminées…

Un peu moins fort P, la plus grande profondeur = MC

 

Les genoux cherchent la force du sol, touchent le sol, le souffle remplit le bassin, jusqu’au fond, sommet crâne touche le ciel, fosses nasale, bouche gorge, ouvre la poitrine détend diaphragme et dos, l’énergie du ciel fait de la place en nous, on est consentant, on sent l’impact du souffle dans les narines, entrant à l’inspiration qui sort à l’expiration, la tête s’immerge dans la poitrine, dans le ventre dans le fond du bassin.

Bassin soutenu par les genoux, enracinés dans la terre, tout est aligné, narines positionnées au-dessus du nombril, quand j’inspire, tout mon corps inspire, quand j’expire, tout mon corps expire, inspirer, je prends, j’expire, je donne, je m’abandonne

 

 

 

 

 

 

 

 

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